26 novembre 2014

Entretien avec Henri Lamy, peintre globe-trotter.

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Si tu devais te présenter en quelques mots ?

Henri Lamy, 28 ans, peintre. J’ai adopté la peinture comme métier il y a 5 ans. Depuis, les expériences en galeries, et résidences artistiques se sont naturellement enchaînées, en France, au Japon, en Chine, aux Philippines, ou en Thaïlande. J’ai aussi eu quelques expériences d’enseignement, à Sao Paulo avec les gamins d’un orphelinat par exemple. Ces moments furent tous marqués par des rencontres, qui m’ont fait grandir, et relativiser sur les vrais objectifs dans la vie.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Après le lycée, j’ai fait des études de communication. Ensuite, du design produit, domaine dans lequel j’ai travaillé pendant un an. Depuis l’enfance je dessinais, et finalement, un jour la peinture s’est imposée à moi. J’ai notamment rencontré le peintre Yann Couedor, qui m’a donné un conseil judicieux. Il m’a dit: « la peinture, si tu veux réussir, il faut y consacrer 100% de ton temps ». J’ai suivi ce conseil. Je suis rentré dans la résidence du 59 Rivoli, et ai commencé à montrer mon travail dans cet immeuble qui réunit une trentaine d’artistes. Tous mes voyages m’ont ramené à Paris, pour l’instant. Plus tard, j’eu la chance de rencontrer et peindre Joss Stone, Jimmy Cliff, Jose Gonzales, ou encore Robert Glasper.

Qu’est ce qui t’as poussé à te lancer dans la création ?

Tous les chemins que j’ai emprunté, aussi différents soient-ils, ont tous convergé vers la peinture. Il ne me fallait qu’un déclic, mais depuis des années déjà je peignais, et vendais mes œuvres, tout en cloisonnant mon art à une cave mal éclairée les soirs et week-ends. Heureusement cette période est révolue. Lorsque j’ai fait le choix de me consacrer entièrement à la peinture, c’est comme si ma vie était devenue plus simple, et plus passionnée. Mon travail prend alors un sens, par le message de passion qu’il transporte aux gens.

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Film La Désoeuvre Henri Lamy Philippe Lamy

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Quelles sont tes influences ?

Mon père m’a influencé, conseillé, aidé. Ma mère et mes sœurs aussi. Ainsi que tous mes proches. J’ai réalisé deux expositions, « La guerre du fou », ainsi que « La Désœuvre », basées sur les roman et film respectifs de mon père. Dans le monde de l’art, j’admire aussi les travaux de Lucian Freud, Francis Bacon, ou Yan Pei Ming.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Je pars pour un nouveau voyage en Asie. Aux Philippines d’abord, pour participer au festival de musique et arts Malasimbo, dont la direction artistique est livrée à la talentueuse Olivia d’Aboville. Au sommet d’une montagne, entourés de la mer et des palmiers, c’est 5000 personnes qui viennent chaque mois de mars depuis 5 ans sur cette île de Mindoro, partager différents aspects de la création locale et internationale. Ensuite, je retourne en Thaïlande, suite à mon exposition Hope avec la Modern Gallery, pour un nouveau projet. Un film sortira également sur ma pratique de la capoeira avec la peinture.

A quoi ressemble ta journée type ?

Atelier, Amis, Amour. Je travaille au Cent Charenton, Atelier en Commun de la ville de Paris. J’ai quelques projets avec eux, notamment dans le cadre de la Nuit Blanche des Musées. Les artistes sont sympathiques et créer en groupe permet toujours des échanges intéressants, ou des travaux collaboratifs inédits, comme avec Irène de Buffières par exemple. On y retrouve aussi les travaux de Frederic Atlan, ou Jean-Jérôme.

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Supreme Phrapikhanet,  200x300cm, Acrylic on canvas by Henri Lamy, Modern Gallery Thailand 2014

Jose Gonzales portrait by Henri Lamy at Malasimbo Music and Arts Festival

Henri Lamy Jose Gonzales Portrait by Henri Lamy at Malasimbo Music and Arts Festival and the girls from Digitank 2

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Henri Lamy and Joss Stone with her portrait at Malasimbo Music and Arts Festival

Henri Lamy and Jimmy Cliff in Malasimbo

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Un mot ?

Maïa

Un proverbe ?

« Ne jamais vendre la peau de l’ours avant la pierre qui roule », ou un truc comme ça… En fait, je n’en ai pas.

Une musique ?

Un classique de ma génération, je dirai l’album « Première consultation » de Doc Gynéco. Ou un bon son de berimbau pour rythmer la capoeira de nos cœurs.

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5Montceau les Mines 2014 Henri Lamy

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